Protéger mon entreprise avant 2026 : 5 risques clés
La fin d’année crée un contexte propice aux incidents de sécurité : équipes sollicitées, délais serrés, vigilance en baisse. Or les cybercriminels le savent parfaitement. Voici donc les 5 risques majeurs à verrouiller avant votre départ en congés pour protéger votre entreprise avant 2026.
Chaque fin d’année, les équipes se concentrent d’abord sur la clôture des projets et les derniers paiements. Or cette situation augmente naturellement la probabilité d’erreur humaine ou de mauvaise manipulation ; par conséquent, les attaquants adaptent leurs méthodes en conséquence.
Selon Cybermalveillance.gouv.fr, les campagnes de phishing augmentent généralement en décembre, en raison du volume d’emails liés aux livraisons et aux activités commerciales. De son côté, l’ANSSI rappelle que les pics d’activité et la baisse de vigilance sont des facteurs aggravants. L’objectif de cet article est donc simple : identifier les cinq risques majeurs de cette période, puis proposer des mesures accessibles pour réduire leur impact.
1. L’explosion des emails frauduleux en période de fêtes
Pourquoi les emails malveillants sont plus nombreux en décembre
Chaque fin d’année, la quantité de messages frauduleux augmente nettement. En effet, Cybermalveillance.gouv.fr met régulièrement en garde contre les vagues d’emails évoquant des colis à récupérer, des factures à valider ou des mises à jour de compte. Ainsi, ces messages cherchent à pousser les collaborateurs à cliquer rapidement, en profitant du contexte saisonnier.
Par ailleurs, les attaquants utilisent aussi de faux messages liés à des comptes professionnels : un simple clic peut alors conduire à la saisie d’identifiants sur une page qui imite parfaitement une interface Microsoft 365.
Comment ces attaques ciblent les collaborateurs
Les campagnes de phishing reposent sur des techniques simples : un ton urgent, des promesses ou des menaces implicites. Ainsi, un email de « confirmation de livraison », un message RH inattendu ou un courrier prétendant venir d’un fournisseur suffisent à faire baisser la vigilance. Les collaborateurs non techniques sont d’ailleurs les premières cibles, car ils reçoivent une grande quantité d’emails opérationnels au quotidien.
Réduire ce risque facilement
- Mettre en place un filtre anti-phishing robuste pour bloquer les emails suspects.
- Rappeler régulièrement les signaux d’alerte d’un email frauduleux.
- Encourager les collaborateurs à signaler tout message inhabituel.
- Renforcer la protection de la messagerie en centralisant la surveillance.
💡 À retenir : concrètement, une solution spécialisée comme Mailinblack filtre les messages douteux avant qu’ils n’atteignent les équipes, ce qui réduit considérablement l’exposition aux attaques et les risques d’erreur humaine. Nous détaillons cette approche dans notre article sur la protection de la messagerie professionnelle.
2. Les accès non sécurisés avant les congés
Comptes dormants et MFA absent : des portes d’entrée idéales
À l’approche des congés, beaucoup d’organisations laissent des comptes inutilisés, des accès non révoqués ou des mots de passe faibles. Or ces négligences constituent une porte d’entrée privilégiée pour les cyberattaquants ; de plus, l’absence d’authentification multifactorielle (MFA) renforce encore cette vulnérabilité. Dans son guide « Recommandations de sécurité pour les accès », l’ANSSI rappelle en effet que le vol d’identifiants est l’une des principales sources d’incident.
Ce que les organisations oublient souvent avant de partir
- Désactiver les comptes de collaborateurs partis récemment.
- Vérifier les droits administrateurs.
- Contrôler les accès aux fichiers sensibles.
- Mettre à jour les mots de passe partagés.
Renforcer les accès de manière simple et rapide
L’activation du MFA est d’abord le premier levier. Ensuite, des solutions physiques comme les clés Yubico ou la clé biométrique OFFPAD sécurisent les comptes critiques en ajoutant une étape d’authentification impossible à contourner pour un attaquant. De plus, le déploiement peut se faire progressivement et améliore immédiatement la sécurité. Enfin, un passage en revue des comptes et des permissions avant les congés garantit que seuls les utilisateurs actifs conservent un accès aux outils essentiels.
💡 Données clés : selon la CNIL, une part importante des incidents impliquant des données personnelles résulte d’erreurs humaines ou d’accès insuffisamment protégés. Par ailleurs, les analyses Veeam montrent que de nombreuses organisations n’effectuent jamais de test de restauration.
3. Les erreurs humaines liées à la fatigue ou à la surcharge

Pourquoi décembre est un mois propice aux erreurs
Les collaborateurs sont souvent davantage sollicités. En effet, entre les objectifs à finaliser, les réunions de clôture et la préparation des congés, l’attention est parfois réduite. Or la CNIL souligne que les erreurs humaines sont la première cause d’incidents déclarés, ce qui rend cette période particulièrement sensible.
Les erreurs courantes et comment les éviter
On constate ainsi régulièrement des erreurs classiques : envoi de fichiers aux mauvais destinataires, ouverture de liens malveillants par manque de vigilance, partage imprudent de documents confidentiels ou attribution d’accès sans contrôle strict. Ces situations, bien que courantes, suffisent pourtant à entraîner des incidents graves.
La réduction de ces risques passe d’abord par une communication claire sur les bonnes pratiques, puis par la sensibilisation continue des équipes. Il est également essentiel de désigner un interlocuteur dédié à la sécurité et de formaliser les procédures en cas de demande suspecte. Enfin, pour renforcer cette démarche, l’infogérance EISN vous accompagne au quotidien avec un support réactif et un pilotage technique rigoureux.
4. Les sauvegardes non testées et les PRA incomplets
Pourquoi ce risque devient critique avant les congés
Un incident survenant quelques jours avant la fermeture est particulièrement difficile à gérer. En effet, si les sauvegardes ne sont pas validées ou si le Plan de Reprise d’Activité (PRA) n’est pas opérationnel, la reprise en janvier peut être fortement perturbée. Or les ransomwares profitent justement des périodes où les équipes sont moins disponibles. Veeam indique d’ailleurs que de nombreuses organisations ne testent pas suffisamment leurs restaurations : nous expliquons pourquoi dans notre article sur les sauvegardes immuables face au ransomware.
La différence entre croyance et réalité
Beaucoup d’organisations vivent pourtant dans une illusion de sécurité, alors que des failles critiques persistent en coulisses : par exemple des sauvegardes incomplètes ou mal configurées, des copies non isolées du réseau, des droits d’accès trop ouverts. Cependant, la lacune la plus grave reste l’absence de tests de restauration récents.
⚠️ Le piège : en matière de sauvegarde, la confiance ne se décrète pas. Autrement dit, elle ne se justifie que par la réalisation de tests concrets, seule preuve que vos données sont réellement récupérables.
Valider son niveau de protection rapidement
- Tester la restauration de fichiers récents.
- Vérifier l’intégrité des sauvegardes.
- S’assurer que les copies sont isolées.
- Revoir le PRA avec un expert.
5. Le télétravail et la mobilité de fin d’année
Anticiper les risques liés aux connexions nomades
Durant les fêtes, la frontière entre congés et travail s’amincit : de nombreux collaborateurs se connectent en effet à distance depuis des environnements non maîtrisés. Par conséquent, cette mobilité accrue multiplie les vulnérabilités : réseaux Wi-Fi publics, appareils personnels non mis à jour, partage de documents sensibles sans chiffrement, usage d’outils non autorisés par l’entreprise. Même logique côté téléphonie : si vos équipes basculent leurs appels sur leur mobile personnel pendant les congés, c’est le signe qu’il faut regarder du côté de la téléphonie IP en entreprise.
Pour sécuriser ces accès distants, il faut d’abord vérifier en amont que tous les outils professionnels disposent des dernières mises à jour, puis imposer systématiquement l’usage d’un VPN pour chiffrer les connexions. Ensuite, au-delà de la technique, la prévention passe par un rappel des bonnes pratiques, notamment la stricte séparation entre usages personnels et documents internes. Enfin, des solutions de protection réseau robustes comme le firewall européen Clavister, couplées à des politiques d’accès rigoureuses, garantissent un niveau de sécurité optimal où que soient vos équipes.
À retenir
- Les campagnes d’emails frauduleux augmentent sensiblement en décembre.
- Les accès non sécurisés sont un vecteur d’attaque courant.
- La fatigue et la surcharge augmentent le risque d’erreur.
- Les sauvegardes non testées entraînent des risques élevés.
- Le télétravail nécessite des mesures adaptées.
Renforcez votre sécurité avant 2026
Vous souhaitez aborder la fin d’année sereinement ? EISN réalise un diagnostic rapide pour évaluer votre exposition aux risques de fin d’année (phishing, accès, sauvegardes, mobilité) et renforcer vos protections. Basés à Poissy, nous accompagnons les entreprises, collectivités et indépendants depuis 1998.
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